Participation française à la mission GALEX

Sur le plan technique, nous apportons un savoir-faire dans le développement d'imageurs et de spectrographes ultraviolets, acquis avec SCAP2000, FAUST, FOCA, HST et FUSE.
Le concept optique élaboré au LAS pour GALEX offre un mode de spectroscopie de champ, atout majeur du projet qui donne accès à la distance et à la distribution spectrale d'énergie dans l'ultraviolet d'une grande part des galaxies observées.
Ce concept met en jeu des éléments optiques innovants comme le premier GRISM jamais réalisé dans l'ultraviolet spatial, développé en collaboration avec JOBIN-YVON et gravé sur un cristal de CaF2 à faible phosphorescence délivré par
SOREM, ainsi qu'un miroir dichroïque mince asphérisé sur les deux faces par l'IOTA. Un algorithme Bayésien du LSI (Univ. de Provence) est utilisé pour la correction a posteriori des effets de la dérive du satellite.
Sur le plan scientifique, l'équipe de Marseille apporte une expertise spécifique dans l'interprétation des données ultraviolettes en termes de formation stellaire, construite sur les données des missions spatiales citées plus haut.
Toutes les études en cours dans ce domaine vont bénéficier de l'énorme saut quantitatif et qualitatif promis par les observations de GALEX.
La contribution française à la mission GALEX, développée dans un laboratoire du CNRS, est financée par le CNES.
 
 

 Irisations sur le Grism de vol
 Cette lentille de faible puissance est destinée à remplacer le grism en mode imagerie en apportant la même épaisseur optique
 
 
 
 
Lame mince en Silice asphérisée sur les deux faces par usinage ionique. Elle corrige l'astigmatisme du Ritchey-Chrétien et agit comme dichroique grâce à un traitement multicouches. La lumière du canal FUV s'y réfléchit tandis que celle du canal NUV est transmise. 
(voir schéma)